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		<title><![CDATA[iTeach: Blog Claudia Toma]]></title>
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	  <pubDate>Wed, 03 Sep 2025 17:14:34 +0300</pubDate>
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	  <title><![CDATA[La responsabilité collective comme argument axiologique dans la presse française lors de l’instauration de l’obligation vaccinale en 2018]]></title>
	  <description><![CDATA[<p>
	L&rsquo;introduction en 2018 de l&rsquo;obligation de onze vaccins pour les enfants en France a g&eacute;n&eacute;r&eacute; une importante controverse m&eacute;diatique. Si certains m&eacute;dias ont choisi de mettre en avant la libert&eacute; individuelle ou la prudence face &agrave; l&rsquo;incertitude scientifique, une part significative de la presse a d&eacute;fendu la mesure en invoquant la responsabilit&eacute; collective. Cet article analyse la mani&egrave;re dont cette notion est construite comme argument, en s&rsquo;appuyant sur les cat&eacute;gories d&rsquo;arguments propos&eacute;es par Cha&iuml;m Perelman et Lucie Olbrechts-Tyteca dans Le Trait&eacute; de l&rsquo;argumentation, ainsi que sur les observations de Marianne Doury concernant les controverses publiques. Des exemples pr&eacute;cis tir&eacute;s de la presse &eacute;crite illustrent comment le discours journalistique met en sc&egrave;ne la responsabilit&eacute; collective comme valeur sup&eacute;rieure, destin&eacute;e &agrave; l&eacute;gitimer la contrainte vaccinale.<br />
	L&rsquo;ann&eacute;e 2018 marque un tournant dans la politique de sant&eacute; publique fran&ccedil;aise avec l&rsquo;adoption d&rsquo;une loi rendant obligatoires onze vaccins pour les enfants de moins de deux ans. Cette mesure, soutenue par la ministre de la Sant&eacute; Agn&egrave;s Buzyn, r&eacute;pondait &agrave; la r&eacute;surgence d&rsquo;&eacute;pid&eacute;mies de rougeole et &agrave; une baisse pr&eacute;occupante de la couverture vaccinale. Elle s&rsquo;est inscrite dans un contexte de crise de confiance envers les institutions m&eacute;dicales et politiques, o&ugrave; la parole scientifique elle-m&ecirc;me faisait l&rsquo;objet de d&eacute;bats et de contestations. La presse fran&ccedil;aise, en tant qu&rsquo;espace privil&eacute;gi&eacute; de circulation des id&eacute;es et des arguments, a largement relay&eacute; les discussions qui ont oppos&eacute; partisans et adversaires de l&rsquo;obligation vaccinale. Parmi les arguments avanc&eacute;s, celui de la responsabilit&eacute; collective appara&icirc;t comme un pivot rh&eacute;torique majeur du discours favorable &agrave; la loi.<br />
	La construction argumentative de la responsabilit&eacute; collective<br />
	Selon Perelman et Olbrechts-Tyteca, les arguments fond&eacute;s sur la valeur et sur la hi&eacute;rarchie des valeurs jouent un r&ocirc;le central dans la persuasion. La responsabilit&eacute; collective correspond pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; une valeur qui transcende les int&eacute;r&ecirc;ts individuels et qui se pr&eacute;sente comme sup&eacute;rieure &agrave; la libert&eacute; de choix individuelle. Ainsi, dans Le Monde (janvier 2018), on pouvait lire : &laquo; La vaccination n&rsquo;est pas seulement une affaire individuelle. En refusant de vacciner leurs enfants, certains parents compromettent l&rsquo;immunit&eacute; collective dont d&eacute;pendent les plus fragiles &raquo;. Ce passage illustre un argument par liaison pragmatique : les cons&eacute;quences d&rsquo;un acte individuel sont mises en avant pour d&eacute;montrer la n&eacute;cessit&eacute; de l&rsquo;acte collectif.<br />
	De surcro&icirc;t, cet exemple r&eacute;v&egrave;le ce que Perelman appelle une strat&eacute;gie de hi&eacute;rarchisation des valeurs : la sant&eacute; publique est pos&eacute;e comme un bien sup&eacute;rieur &agrave; la libert&eacute; de choix, laquelle est relativis&eacute;e au profit d&rsquo;une solidarit&eacute; sanitaire. Marianne Doury montre que, dans les controverses m&eacute;diatiques, l&rsquo;appel &agrave; la responsabilit&eacute; sociale agit comme un argument de l&eacute;gitimation, car il transforme une mesure technique en imp&eacute;ratif moral. La presse n&rsquo;&eacute;voque pas seulement des donn&eacute;es &eacute;pid&eacute;miologiques, mais construit un discours normatif o&ugrave; refuser le vaccin devient un comportement r&eacute;pr&eacute;hensible, associ&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;go&iuml;sme ou &agrave; l&rsquo;indiff&eacute;rence envers autrui. Ce cadrage rh&eacute;torique vise &agrave; cr&eacute;er un consensus autour d&rsquo;une valeur partag&eacute;e et &agrave; rendre inacceptable toute position divergente, ce qui illustre la force persuasive de l&rsquo;argument de responsabilit&eacute; collective.<br />
	L&rsquo;argument de solidarit&eacute; et sa mise en discours<br />
	L&rsquo;argument de responsabilit&eacute; collective, tel qu&rsquo;il appara&icirc;t dans la presse fran&ccedil;aise en 2018 &agrave; l&rsquo;occasion de l&rsquo;instauration de l&rsquo;obligation vaccinale, constitue un exemple particuli&egrave;rement r&eacute;v&eacute;lateur de la mani&egrave;re dont les m&eacute;dias contribuent &agrave; fa&ccedil;onner une norme sociale. Au-del&agrave; du contenu scientifique relatif &agrave; l&rsquo;efficacit&eacute; des vaccins, ce qui se joue dans le discours journalistique est la construction d&rsquo;un cadre de pens&eacute;e dans lequel la solidarit&eacute; devient une valeur contraignante et incontestable. L&rsquo;analyse des faits de langue employ&eacute;s dans les articles permet de mettre en &eacute;vidence les proc&eacute;d&eacute;s par lesquels l&rsquo;argument de solidarit&eacute; est mis en sc&egrave;ne et rendu op&eacute;rationnel dans l&rsquo;espace public.<br />
	Un premier &eacute;l&eacute;ment remarquable r&eacute;side dans l&rsquo;&eacute;largissement syst&eacute;matique du champ d&rsquo;application de l&rsquo;action vaccinale. Dans&nbsp;Lib&eacute;ration&nbsp;(f&eacute;vrier 2018), le titre &laquo; Vacciner, c&rsquo;est prot&eacute;ger ses enfants mais aussi les autres &raquo; illustre une strat&eacute;gie discursive d&rsquo;extension. Le syntagme &laquo; mais aussi &raquo; fonctionne ici comme un op&eacute;rateur argumentatif qui inscrit l&rsquo;acte m&eacute;dical individuel dans une relation de d&eacute;pendance r&eacute;ciproque. Ainsi, l&rsquo;action la plus intime &ndash; prot&eacute;ger son propre enfant &ndash; se voit imm&eacute;diatement reli&eacute;e &agrave; une responsabilit&eacute; &eacute;largie qui concerne l&rsquo;ensemble du corps social. Cette formulation traduit ce que Perelman d&eacute;signe sous le terme de &laquo; technique de liaison &raquo;, dans laquelle l&rsquo;orateur, ou ici le journaliste, relie deux domaines de r&eacute;alit&eacute; distincts (l&rsquo;intime et le collectif) afin de produire un effet de n&eacute;cessit&eacute;. La solidarit&eacute; n&rsquo;est plus seulement une option morale, mais une cons&eacute;quence logique de l&rsquo;acte vaccinal.<br />
	Dans&nbsp;Le Figaro&nbsp;(mars 2018), on pouvait lire : &laquo; Chaque parent doit comprendre que le geste de vaccination n&rsquo;est pas seulement pour son enfant, mais pour l&rsquo;ensemble de la soci&eacute;t&eacute; &raquo;. Le recours au modal &laquo; doit &raquo; introduit une dimension injonctive qui d&eacute;passe le simple conseil. La responsabilit&eacute; est &eacute;rig&eacute;e en obligation morale, et le champ s&eacute;mantique du devoir encadre la libert&eacute; parentale. Le lexique de l&rsquo;&laquo; ensemble de la soci&eacute;t&eacute; &raquo; accentue le passage de l&rsquo;individuel au collectif : on n&rsquo;agit pas pour soi, mais pour une totalit&eacute; sup&eacute;rieure. Marianne Doury souligne dans ses travaux que ce type d&rsquo;argument fonctionne comme un argument de l&eacute;gitimation : il mobilise une valeur sup&eacute;rieure, ici la solidarit&eacute; nationale, pour imposer la validit&eacute; d&rsquo;une position et rendre toute contestation socialement inacceptable.<br />
	Ces formulations rel&egrave;vent &eacute;galement de ce que Perelman appelle la technique de &laquo; pr&eacute;sence &raquo;, qui consiste &agrave; rendre saillant un &eacute;l&eacute;ment du r&eacute;el pour influencer l&rsquo;adh&eacute;sion de l&rsquo;auditoire. En insistant sur &laquo; les autres &raquo; ou sur &laquo; l&rsquo;ensemble de la soci&eacute;t&eacute; &raquo;, les journalistes donnent une pr&eacute;sence discursive &agrave; des acteurs absents mais suppos&eacute;s vuln&eacute;rables &ndash; nourrissons trop jeunes pour &ecirc;tre vaccin&eacute;s, personnes immunod&eacute;prim&eacute;es &ndash; qui deviennent les figures symboliques de la responsabilit&eacute; collective. L&rsquo;effet path&eacute;tique se superpose alors &agrave; la logique argumentative : refuser le vaccin &eacute;quivaut &agrave; mettre en danger autrui, ce qui est difficilement d&eacute;fendable sur le plan &eacute;thique.<br />
	Par ailleurs, ces discours s&rsquo;appuient sur une opposition structurante entre deux valeurs : la libert&eacute; individuelle et la responsabilit&eacute; collective. Or, cette opposition n&rsquo;est pas pr&eacute;sent&eacute;e comme un simple d&eacute;bat &eacute;quilibr&eacute;. Par le biais d&rsquo;une hi&eacute;rarchisation implicite, la presse fait pr&eacute;valoir la solidarit&eacute; sur l&rsquo;autonomie. Cette hi&eacute;rarchisation rejoint la typologie de Perelman concernant les arguments fond&eacute;s sur les valeurs : il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;invalider la libert&eacute;, mais de la subordonner &agrave; une valeur jug&eacute;e sup&eacute;rieure, celle de la sant&eacute; publique. Ainsi, le discours m&eacute;diatique ne nie pas le droit des parents &agrave; d&eacute;cider, mais il rappelle sans cesse que ce droit est limit&eacute; par une responsabilit&eacute; plus grande envers autrui.<br />
	Enfin, la mise en langue de l&rsquo;argument de solidarit&eacute; contribue &agrave; produire ce que Doury appelle un &laquo; cadrage normatif &raquo; de la controverse. La r&eacute;p&eacute;tition d&rsquo;expressions comme &laquo; prot&eacute;ger les autres &raquo;, &laquo; ensemble de la soci&eacute;t&eacute; &raquo;, &laquo; responsabilit&eacute; des parents &raquo; installe progressivement un horizon de normalit&eacute; : vacciner devient ce que &laquo; tout citoyen responsable &raquo; est cens&eacute; faire. Par ce processus, la presse ne se contente pas d&rsquo;informer ; elle construit un ethos collectif o&ugrave; le comportement vertueux est clairement identifi&eacute;, et o&ugrave; le comportement d&eacute;viant &ndash; le refus de vacciner &ndash; est stigmatis&eacute; comme antisocial.<br />
	En d&eacute;finitive, l&rsquo;analyse discursive des articles montre que la force de l&rsquo;argument de solidarit&eacute; ne r&eacute;side pas uniquement dans sa dimension logique ou scientifique, mais dans sa mise en langue. Les choix lexicaux, syntaxiques et modaux traduisent une volont&eacute; de transformer une mesure de sant&eacute; publique en un imp&eacute;ratif moral partag&eacute;. La presse op&egrave;re ainsi une double op&eacute;ration : elle fournit des raisons rationnelles pour adh&eacute;rer &agrave; la vaccination, mais surtout elle inscrit cette adh&eacute;sion dans un cadre de valeurs collectives indiscutables. Ce faisant, elle participe &agrave; la construction d&rsquo;une normativit&eacute; discursive qui conf&egrave;re &agrave; la solidarit&eacute; sanitaire le statut d&rsquo;un devoir social incontournable.<br />
	La responsabilit&eacute; collective et le pathos de la vuln&eacute;rabilit&eacute;<br />
	La rh&eacute;torique de la responsabilit&eacute; collective ne se limite pas &agrave; l&rsquo;activation de raisonnements logiques ou &agrave; la d&eacute;monstration scientifique des b&eacute;n&eacute;fices de la vaccination ; elle s&rsquo;appuie &eacute;galement sur une dimension affective destin&eacute;e &agrave; susciter l&rsquo;adh&eacute;sion. L&rsquo;exemple publi&eacute; dans&nbsp;Le Parisien&nbsp;(avril 2018), o&ugrave; un reportage met en sc&egrave;ne l&rsquo;histoire d&rsquo;un nourrisson hospitalis&eacute; apr&egrave;s avoir contract&eacute; la rougeole dans un environnement non vaccin&eacute;, illustre parfaitement ce recours au pathos. La phrase mise en exergue &mdash; &laquo; Ce b&eacute;b&eacute; paye le prix du refus des autres &raquo; &mdash; condense en quelques mots une strat&eacute;gie de dramatisation par personnification : l&rsquo;abstraction d&rsquo;une statistique &eacute;pid&eacute;miologique est incarn&eacute;e dans la figure d&rsquo;une victime innocente.<br />
	Ce choix discursif correspond &agrave; ce que Perelman et Olbrechts-Tyteca qualifient de &laquo; technique de pr&eacute;sence &raquo; : en rendant saillant un cas singulier, le discours conf&egrave;re une force persuasive accrue &agrave; une valeur collective. Le nourrisson devient ainsi le symbole de la vuln&eacute;rabilit&eacute; universelle et, par extension, le garant moral de l&rsquo;obligation vaccinale. Marianne Doury, dans son analyse des controverses publiques, souligne que les arguments mobilisant des figures path&eacute;tiques visent &agrave; renforcer l&rsquo;inacceptabilit&eacute; sociale d&rsquo;un comportement jug&eacute; d&eacute;viant, ici le refus de vacciner. Le recours &agrave; l&rsquo;&eacute;motion ne vient pas contredire la logique argumentative, mais la compl&eacute;ter en ancrant la rationalit&eacute; scientifique dans une exp&eacute;rience humaine concr&egrave;te.<br />
	La construction discursive de la vuln&eacute;rabilit&eacute; fonctionne &eacute;galement comme un proc&eacute;d&eacute; de culpabilisation implicite. En insistant sur le prix pay&eacute; par un &laquo; b&eacute;b&eacute; &raquo;, le texte met en accusation indirecte les parents qui refusent la vaccination, lesquels apparaissent responsables de la souffrance d&rsquo;autrui. L&rsquo;argument de responsabilit&eacute; par les cons&eacute;quences, ici d&eacute;ploy&eacute; dans sa dimension la plus dramatique, cr&eacute;e une tension &eacute;thique qui r&eacute;duit la marge de man&oelig;uvre des opposants. L&rsquo;&eacute;motion devient donc un vecteur d&rsquo;adh&eacute;sion : elle transforme une politique sanitaire en imp&eacute;ratif moral, en assignant &agrave; chaque citoyen la charge symbolique de prot&eacute;ger les plus faibles.<br />
	La responsabilit&eacute; collective comme norme sociale<br />
	L&rsquo;efficacit&eacute; persuasive de l&rsquo;argument de responsabilit&eacute; collective ne repose pas uniquement sur la logique causale ou sur l&rsquo;&eacute;motion path&eacute;tique, mais &eacute;galement sur sa capacit&eacute; &agrave; se constituer en norme sociale partag&eacute;e. En qualifiant de &laquo; citoyens responsables &raquo; ceux qui adh&egrave;rent &agrave; la vaccination, la presse met en &oelig;uvre un processus de cat&eacute;gorisation discursive qui distingue le comportement valoris&eacute; &ndash; vacciner ses enfants &ndash; du comportement stigmatis&eacute; &ndash; refuser l&rsquo;injection. Ce proc&eacute;d&eacute; rh&eacute;torique, d&eacute;j&agrave; identifi&eacute; par Perelman comme un argument bas&eacute; sur l&rsquo;adh&eacute;sion &agrave; une valeur commune, s&rsquo;appuie sur l&rsquo;id&eacute;e que certaines pratiques ne rel&egrave;vent pas du choix individuel, mais de ce que tout membre d&rsquo;une communaut&eacute; est tenu de faire.<br />
	Dans&nbsp;Le Monde&nbsp;(mai 2018), un &eacute;ditorial d&eacute;clarait : &laquo; L&rsquo;obligation vaccinale traduit ce que devrait &ecirc;tre le sens commun de la solidarit&eacute; nationale &raquo;. L&rsquo;expression &laquo; sens commun &raquo; sugg&egrave;re que la norme pr&eacute;existe &agrave; la loi et qu&rsquo;elle n&rsquo;est que rendue explicite par la d&eacute;cision politique. Marianne Doury a montr&eacute; que dans les controverses publiques, de tels arguments contribuent &agrave; r&eacute;duire la l&eacute;gitimit&eacute; du d&eacute;saccord en naturalisant une valeur collective. La presse, en encadrant discursivement la vaccination comme devoir civique, installe ainsi une norme sociale o&ugrave; la solidarit&eacute; devient une &eacute;vidence indiscutable, rendant socialement marginale toute contestation.</p>
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	L&rsquo;analyse des discours de presse autour de l&rsquo;instauration de l&rsquo;obligation vaccinale en 2018 montre que la responsabilit&eacute; collective constitue un argument central dans la d&eacute;fense de la mesure. Construite comme une valeur sup&eacute;rieure, elle s&rsquo;impose &agrave; travers diff&eacute;rents proc&eacute;d&eacute;s argumentatifs. Les faits de langue relev&eacute;s dans les articles traduisent l&rsquo;inscription du discours journalistique dans une logique d&rsquo;adh&eacute;sion plus morale que scientifique. En pla&ccedil;ant la protection d&rsquo;autrui au c&oelig;ur de l&rsquo;argumentation, la presse fran&ccedil;aise a contribu&eacute; &agrave; l&eacute;gitimer la loi de 2018 comme l&rsquo;expression d&rsquo;un devoir commun.</p>
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	&nbsp;</p>
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	Bibliographie<br />
	Perelman, C. &amp; Olbrechts-Tyteca, L. (1958). Trait&eacute; de l&rsquo;argumentation. La nouvelle rh&eacute;torique. Bruxelles : &Eacute;ditions de l&rsquo;Universit&eacute;.<br />
	Doury, M. (2003). Le d&eacute;bat immobile. L&rsquo;argumentation dans le d&eacute;bat m&eacute;diatique sur les sciences. Paris : PUF.<br />
	Doury, M. (2016). Argumenter dans la communication publique. Paris : Armand Colin.<br />
	Plantin, C. (2016). Dictionnaire de l&rsquo;argumentation. Lyon : ENS &Eacute;ditions.</p>
<p>
	Exemples m&eacute;diatiques : Le Monde, Lib&eacute;ration, Le Figaro, Le Parisien (2018).</p>
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	  	  <dc:creator>Claudia Toma</dc:creator>
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